PATRICK PUTZ

ART NUMÉRIQUE


À PROPOS

J'ai commencé à m'intéresser à la peinture vers mes 15-16 ans. Lorsque je suis entré à l'ICADI (Institut Communale des Arts Décoratifs et Industriels) à Liège oú j'ai appris et expérimenté, sur un mur de 4-5 mètres carrés, diverses techniques comme la détrempe ou la peinture à l'huile, pour lesquelles il fallait, à partir de pigments en poudre, ajouter un liant et un siccatif si nécessaire. J'y ai bien sûr aussi appris la subtilité des nuances, les valeurs dites chaudes et froides, comment éteindre une nuance ou la sublimer, utiliser les pinceaux, brosses autant que les couteaux. Ce sont des méthodes à l'ancienne où le terme "corder" signifiait mal exécuté ou mal préparé.

Quelques années plus tard, en autodidacte, j'ai expérimenté la peinture sur soie, que ce soit la peinture à l'eau ou la peinture à l'alcool, avec ou sans gutta, maitrisée par la chaleur d'un sèche-cheveux ou utilisée dans l'humide façon aquarelle. J'ai découvert, dans ce médium, de multiples possibilités qui m'ont permis de présenter ma première exposition de travaux figuratifs au Galadois dans le carré à Liège.

Par la suite, j'ai commencé des études/formations à l'ACA (Académie Royale des Beaux-Arts) de Liège. D'abord en peinture sur chevalet, puis en gravure-lithogravure pendant un an. Ensuite, en sérigraphie, avec comme professeur Fernand Flausch. Durant ces années j'ai exposé des travaux réalisés à l'acrylique d'abstraction géométrique sur des châssis d'1m² à la galerie ABCD à Seraing et à la banque COB à Liège. J'ai également exposé à Chokier, lors d'une exposition collective avec des étudiants de Saint-Luc, des sérigraphies figuratives. Après, je suis entré à Saint-Luc à Liège, en architecture d'intérieur, anciennement les ensembliers décorateurs, j'y ai développé, plus qu'ailleurs, le sens de la précision. Par la suite, j'ai été absorbé par d'autres activités qui m'ont fait poser mes pinceaux.

Après un voyage d′agrément en 2008 à Étretat en Normandie, conquis par les paysages et l'ambiance qui s'en dégage, j′ai repris mes pinceaux, changé encore une fois de médium pour passer à la peinture à l′huile afin de réaliser des œuvres figuratives ayant des références bretonnes-normandes. De voyages bretons en voyages normands; Paimpol, Douarnenez, Saint-Malo, Saint-Coulomb, Étretat, Yport, Le Tréport, l′île de Bréhat, L'archipel des Glénan, Honfleur, Saint Vaast la Hougue, Barfleur, Dinan et Dinard, sont devenus mes sujets de prédilection.

Depuis mai 2013, j′aborde sur papier aquarelle des dessins au trait en complément des peintures à l′huile. Deux techniques très opposées qui me permettent, pour l′une, d′être le plus réaliste possible en étant attentif aux moindres détails et, pour l′autre, de me soucier d′obtenir la vraisemblance par une seule valeur et de simples traits. Depuis l'acquisition d'une petite presse en avril 2014, je réalise également quelques eaux fortes par années pour garder le contact avec cette technique qui traverse avec élégance tous les âges.

À partir d'octobre 2014, j'ai décidé de poser un autre regard sur mon environnement et ma façon de peindre, de changer de type de peinture, d'utiliser de l'acrylique à la place de l'huile. Cela m’a permis de travailler dans l'instant, de rechercher une dynamique accrue, des contrastes plus soutenus, de définir quelquefois plus fortement les différentes perspectives et surtout de faire partager au spectateur le plaisir que j'ai eu à peindre. Une technique résultant de l’observation des autres techniques de peinture, afin de mieux voir en étant éloigné de 3-4 mètres, la distance avec laquelle nous visualisons généralement les tableaux dans notre environnement.

En 2015, j'ai ressorti de ma mémoire un projet esquissé dans les années 80, un personnage assemblé de formes simples du nom de Totem urbain dont j'avais réalisé des lithographies sur la presse de l'ACA. Aujourd'hui, j'ai redessiné ce personnage lors d'une exposition au Touquet et développé ce projet en concevant bien d'autres personnages sur ce même principe ayant une multitude de caractères différents. Certains de ces personnages seront réalisés en deux dimensions sur un support numérique tandis que d'autres seront construits en trois dimensions en image de synthèse et par la suite quelques-uns en matériaux divers. Récemment, j'ai entrepris de nouvelles recherches pour des œuvres numériques imprimées sur Alu-dibond sur des sujets qui m'interpellent dans lesquels j'intègre une part d'énigme.